Pulaski, Tennessee, 1865. Six anciens officiers confĂ©dĂ©rĂ©s fondent une mystĂ©rieuse confrĂ©rie : le Ku Klux Klan. Ă lâorigine, un simple cercle dâanciens soldats. Rapidement, une milice fantĂŽme qui rĂ©pand la terreur. Un siĂšcle et demi plus tard, les croix ne brĂ»lent plus dans les champs. Le Klan a troquĂ© ses capuches pour des pseudos, ses torches pour des Ă©crans, et ses sermons racistes pour des mĂšmes viraux. Des tracts imprimĂ©s aux fils Telegram, lâorganisation sâest mĂ©tamorphosĂ©e pour survivre Ă chaque Ăšre, jusquâĂ devenir une idĂ©ologie sans visage, nourrie par les algorithmes.
DerriĂšre cette mutation numĂ©rique, on dĂ©couvre deux visages du Klan : celui qui se prĂ©sente comme fraternel et religieux, et lâautre, plus radical, qui prĂŽne la rĂ©sistance et la haine ouverte. Au fil des dĂ©cennies, le mouvement sâest adaptĂ© aux rĂ©volutions du web, passant des tracts et brochures aux rĂ©seaux sociaux, puis aux plateformes cryptĂ©es et aux paiements anonymes. Le rĂ©sultat : une idĂ©ologie qui se propage toujours, mais dĂ©sormais Ă la vitesse des pixels.
On plonge dans les coulisses dâun mouvement qui sâest rĂ©inventĂ© Ă chaque Ă©poque : propagande en ligne, financement en cryptomonnaie, vidĂ©os pseudo-documentaires, hashtags codĂ©s et rĂ©seaux de recrutement fragmentĂ©s. On y dĂ©couvre comment la haine se modernise, et comment certains, du collectif Anonymous aux ONG dâinvestigation, sâefforcent encore dâen freiner la propagation.
Entre fantasmes dâun passĂ© glorifiĂ© et guerre dâinfluence numĂ©rique, le Klan dâaujourdâhui nâa plus besoin de capuches : ses armes sont des pixels. Bonne Ă©coute!
